La traçabilité a été inventée pour réduire les pertes et cas de rappel ou de retrait de produits alimentaires pour une espèce donnée. Elle permet aussi de réagir très rapidement et circonscrire, par exemple, les effets d’une maladie animale contagieuse.

 

La traçabilité passe par :
 - L'identification unique de chaque animal d'une même espèce ;
 - L'identification des sites d'élevage, de garde, de transit, d'activité, d'abattoir ;
 - L'enregistrement de tous les déplacements des animaux entre les sites ;
 - L'enregistrement des produits jusqu'au détaillant.
 
L'industrie du cheval est différente des autres industries en production animale principalement à cause des trois particularités suivantes:
 1 - La durée de vie des individus de l'espèce ;
 2 - La fréquence élevée des déplacements tout au long de la vie de chaque cheval ;
 3 - L'utilisation des chevaux qui est faite à 95 % pour le loisir.
 
Aussi, la traçabilité pour l'industrie du cheval au Québec et même au Canada ne fait pas partie des priorités des différents paliers du gouvernement. Lorsque la traçabilité et l'identification d'une espèce sont réglementées, cela implique la présence de  financement gouvernemental et l'obligation de le faire par tous. Deux éléments essentiels à la réussite d'une telle démarche.


Pour la majorité des propriétaires de chevaux, l'obligation de participer à un tel programme n'est souvent synonyme que de complications et de frais. Pourtant, si une maladie contagieuse grave entrait au pays, la façon la plus efficace de protéger nos chevaux serait  par l'identification et la traçabilité. C'est un projet qui suscite actuellement plusieurs discussions.